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21/09/07

PORQUE É QUE ELES ESCREVEM - J.M.-G. LE CLÉZIO

Je vais vous dire, je vais tout vous expliquer. Donc, j'avais dix-douze ans, j'habitais cette vieille maison sur le port, un peu napolitaine, complètement décrépie avec des draps que séchaient à toutes les fenêtres de la cour, les chats à demi-sauvages qui se battaient sur les terasses, et bien sûr les escadrilles de pigeons. En ce temps là je ne savais pas ce que c'était qu'un ecrivain, je n'en avais pas la moindre idée, je ne me doutais pas qu'il y avait eu un ecrivain nommé Jean Lorrain qui avait habité dans la même maison, autrefois. Je me souviens de cette maison surtout à la belle saison, en été et au commencement du printemps, parce qu'on laissait les fenêtres ouvertes et qu'on entendait le bruit des martinets et les roucoulements des pigeons. Mais il y avait un bruit spécialement qui me faisait quelque chose. Je ne peux pas vraiment dire pourquoi ça m'inquiétait, mais aujourd'hui encore quand j'y pense ça me fait frissonner et ça me met dans cet état de sorte de mélancolie et d'impatience qui précéde le moment où je sais que je vais devoir m'asseoir n'importe où, lá où je suis, prendre un cahier et un crayon à bille et commencer à écrire. Ce bruit, c'était les voix des jeunes gens qui s'appelaient dans la cour, qui criaient leurs noms. Il y avait des garçons qui venaient siffler, et d'autres mettaient la tête à la fenêtre, et ils disaient: «Tu cales?» Et ceux d'en haut: «Où vous allez?» Ils allaient je ne sais plus où, à la plage, ou à la foire, ou simplement au coin de la rue pour discuter, ou attendre les filles qui sortaient de l'école Ségurane, ça n'a plus aucune importance. Mais quand j'entendais ces sifflements, et les noms qui réssonnaient dans la cour, j'imaginais une autre vie que la mienne, j'imaginais les courses dans l'infinie des rues, j'imaginais les bains dans l'eau de mer froide, le soleil, l'odeur des cheveux des filles, la musique des dancings, l'aventure, la nuit. Jamais je n'ai entendu appeller mon nom dans la cour, jamais je n'ai entendu siffler pour moi. J'etait dans la même maison, mais c'etait un autre monde. Voilà, c'est pour cela que j'écris.

01/09/07

INTERREGNO

Aos meus eventuais visitantes, e em particular ao J.L. (que há muitos anos me conhece pelo meu nome):
Durante os próximos 15 dias estarei algures em parte incerta, posta em sossego. Infelizmente (e não é nada contra vós) voltarei. A Pastelaria reabrirá proximamente.
Atentamente,
Leopardo

29/08/07

PENSAMENTO RECONFORTANTE ANTES DE IR PARA A CAMA

«Les mots ne veulent pas dire les sentiments, les passions, ou les obsessions. Cela ne les interesse pas. Ils vibrent et tremblent comme des oiseaux avant de crier», J-M G Le Clézio, L'inconnu sur la Terre

23/08/07

PENSAMENTO RECONFORTANTE ANTES DE IR PARA A CAMA

«Se houvesse degraus na terra e tivesse anéis o céu/ eu subiria os degraus e aos anéis me prenderia», Herberto Helder

21/08/07

PENSAMENTO RECONFORTANTE ANTES DE IR PARA A CAMA

«Du plus loin que je me souvienne, j'ai entendu la mer», J-M G Le Clézio (frase de abertura desse belíssimo romance que é Le chercheur d’or)

19/08/07

Boa-Noite


Os Lo Santeros não são mexicanos. O Mad Dog Clarence toca bem gaita. Na Zé dos Bois não havia tequilla. A malta de filosofia é doida. E depois vim para casa ouvir Willie Nelson. Tudo está bem quando acaba bem.

14/08/07

PENSAMENTO RECONFORTANTE ANTES DE IR PARA A CAMA

«Como saber se o pássaro que cruza os ares não é um imenso mundo de voluptuosidade, vedado aos teus cinco sentidos?», William Blake

09/08/07

TrES-4

Deram-lhe o nome obtuso de TrES-4 e é, até agora, o maior planeta conhecido do Universo: 20 vezes a superfície da Terra, está a uma distância de 1 400 anos-luz. «Provavelmente não possuí superfície firme e afundar-nos-íamos nele», referiu um dos cientistas ligado à descoberta. E, vá-se lá saber porquê, perante tão extraordinária coisa veio-me à cabeça Herberto Helder:
Ninguém sabe se o vento arrasta a lua ou se a lua
arranca um vento às escuras.
As salas contemplam a noite com uma atenção
[extasiada.
Fazemos álgebra, música, astronomia,um mapa
intuitivo do mundo. O sobressalto,
a agonia, às vezes um monstruoso júbilo,desencadeiam
abruptamente o ritmo.
— Um dedo toca nas têmporas, mergulha tão
[fundo
que todo o sangue do corpo vem à boca
numa palavra.
E o vento dessa palavra é uma expansão da
[terra.

30/07/07

Coisas que vou descobrindo por aí

«I am a kind of paranoiac in reverse. I suspect people of plotting to make me happy», J.D. Salinger